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5 plats savoureux typiques d'Osaka 大阪グルメ
Osaka est sans doute la ville la plus célèbre du Japon après Tokyo.
Elle possède son propre dialecte, un humour bien à elle, et ses habitants sont particulièrement joyeux et originaux.
Côté gastronomie, de nombreux plats peuvent être considérés comme emblématiques d'Osaka.
Voici quelques exemples typiques.
Okonomiyaki お好み焼き
L'okonomiyaki, ce plat à base de farine très populaire, est un incontournable à Osaka.
Nombreux sont ceux qui pensent : « Si je visite Osaka, je veux absolument manger un authentique okonomiyaki ! »
Les habitants d'Osaka sont exigeants sur le goût de l'okonomiyaki, et les restaurants proposant un okonomiyaki de mauvaise qualité ou à un prix excessif ne font pas long feu.
Vous pouvez donc être certain que l'okonomiyaki d'Osaka est généralement bon, quel que soit l'endroit où vous le dégustez.
La plupart des restaurants d'okonomiyaki à Osaka ont une plaque de cuisson teppanyaki devant les clients.
Dans certains cas, le personnel du restaurant grillera entièrement les aliments sur une grande plaque avant de les apporter à la plaque du client. Dans d'autres cas, comme le montre la photo, le personnel grillera les aliments directement sur la plaque du client, et ce dernier pourra ensuite les griller lui-même.
À moins que vous n'ayez l'habitude de faire griller vos aliments vous-même et que vous souhaitiez le faire, n'hésitez pas à demander au personnel du restaurant de s'en charger.
La pâte, les ingrédients, la méthode de préparation et de cuisson confèrent à chaque restaurant sa saveur unique.
L'okonomiyaki est un plat facile à réaliser chez soi avec les bons ingrédients !
Essayez-le !
Takoyaki たこ焼き
Le takoyaki est une pâte à base de farine, de poulpe et d'épices, cuite en boulettes de 3 à 5 cm de diamètre.
Osaka est indissociable du takoyaki, et le takoyaki est indissociable d'Osaka !
Le takoyaki est un plat emblématique de la ville, très apprécié des habitants d'Osaka.
Comme son nom l'indique, il contient du poulpe.
On trouve de nombreuses échoppes de takoyaki dans toute la préfecture d'Osaka, et les appareils de cuisson pour takoyaki sont de loin les plus répandus à domicile.
On dit que chaque foyer à Osaka possède au moins une machine à takoyaki. C'est dire à quel point les takoyaki sont ancrés dans le quotidien des habitants d'Osaka.
Le degré de cuisson, la taille, les ingrédients, etc., varient, et on dit qu'il existe autant de préférences en matière de takoyaki que d'individus.
Servis en petites boulettes, ils se dégustent avec une généreuse portion de sauce, d'aonori (algues vertes) ou de mayonnaise.
L'okonomiyaki et le takoyaki ont tous deux le charme de « cuisiner ensemble » et d'« animer les repas ». Rien ne vaut un plat préparé et dégusté collectivement !
Porc frit en brochettes 串カツ
Le « kushikatsu » est réputé comme une spécialité d'Osaka, mais des plats similaires existent dans tout le Japon.
Par exemple, à Tokyo et dans d'autres régions du Kantō, le kushikatsu est généralement préparé en enfilant des brochettes de porc pané et d'oignons, puis en les assaisonnant de sauce tonkatsu ou d'autres épices.
Dans la région de Chukyō, notamment à Nagoya, le porc pané en brochettes, frit et assaisonné au miso est la principale spécialité.
Le kushikatsu d'Osaka se caractérise par la grande variété d'ingrédients utilisés.
Outre les viandes comme le bœuf et le porc, on y trouve des fruits de mer tels que le chinchard, le poulpe et l'anguille de mer, des légumes comme les oignons et les champignons shiitake, et certains restaurants proposent même des mets plus insolites comme des scorpions et des grenouilles.
En bref, il suffit d'enrober des ingrédients en brochette de pâte à frire et de les faire frire pour obtenir un kushikatsu.
À Osaka, les « kushikatsu » sont plus petits et de la taille d'une bouchée que dans le reste du Japon.
La chapelure est plus fine, ce qui leur confère une texture moelleuse sans être écœurante.
L'assaisonnement est souvent une sauce spéciale à base de sauce Worcestershire légère, agrémentée de sauce soja et de vinaigre.
L'important avec le kushikatsu d'Osaka, c'est la règle pour le déguster :
on ne trempe pas les brochettes deux fois dans la sauce !
Comme la sauce est souvent partagée, il est peu hygiénique de remettre les brochettes dedans après les avoir trempées.
Cependant, il arrive parfois qu'il n'y ait plus de sauce.
Dans ce cas, on peut utiliser le chou servi avec le plat comme cuillère pour en reprendre.
Butaman 豚 ま ん
Les brioches vapeur chinoises, appelées « nikuman », sont connues sous le nom de « butaman » dans la région du Kansai.
Quant aux brioches au porc les plus célèbres d'Osaka, « 551 Hourai » figure sans conteste en tête de liste.
Hourai (551 Hourai) en vend environ 170 000 par jour.
Sa renommée dépasse largement les frontières du Kansai et en fait un souvenir incontournable d'Osaka, très apprécié en cadeau.
La règle d'or des brioches au porc de 551 Hourai est de les produire et de les vendre le jour même !
Étonnamment, ils en vendent 170 000 par jour dans ces conditions.
La méthode de fabrication est restée inchangée depuis la création de l'établissement : chaque brioche est confectionnée à la main par des artisans.
Le porc et les oignons sont coupés en dés pour une texture optimale, et l'alliance des oignons doux et du porc juteux crée une saveur exquise.
Copieux et savoureux, ce chausson est tellement bon qu'une fois qu'on y a goûté, on ne peut plus s'en passer.
Pot à fugu « Tecchiri ふぐ鍋 »
Le fugu est considéré comme un mets de luxe !
Osaka n'est pas réputée pour le fugu, mais elle en est un important producteur, représentant plus de 60 % de la consommation nationale.
On y trouve de nombreux restaurants spécialisés.
Beaucoup apprécient le fugu nabe lors de leur séjour à Osaka, car son prix est raisonnable comparé à Tokyo.
À Osaka, le nom de ce ragoût de fugu est « tetchiri-nabe ».
Le fugu (ou poisson-globe tigre), un poisson savoureux mais extrêmement venimeux, peut être mortel au moindre contact. On dit que son nom « 散り chiri » (fugu) vient de l'analogie avec une arme à feu, elle aussi potentiellement mortelle.
Durant l'époque d'Edo (1603-1867), de nombreuses personnes ont été tuées par des morsures de fugu, ce qui a conduit à l'interdiction de sa consommation parmi les samouraïs.
Ce plat n'était pas interdit au peuple, mais celui-ci le consommait sous le nom codé de « tecchiri » (qui signifie « tetchiri » en japonais) par crainte des samouraïs.
Le tecchiri nabe est un mets d'hiver raffiné. La chair du globe est coupée en petits morceaux et mijotée avec des légumes et des champignons shiitake, puis servie avec du ponzu (sauce japonaise à base de jus d'agrumes) ou de la sauce soja.
La texture onctueuse et généreuse du globe et la saveur du bouillon sont irrésistibles.
Doteyaki どてやき
Comme mentionné dans la section « Negi-yaki », les tendons de bœuf, savoureux et bon marché, sont très populaires à Osaka !
On les cuisine aussi en ragoût. Si le sujikon, également utilisé dans le negi-yaki, est à base de sauce soja, le doteyaki est un plat cuisiné avec une base de miso.
À l'origine, le doteyaki était grillé sur un teppan (plaque de cuisson en fonte), mais aujourd'hui, on le cuit le plus souvent dans une marmite en fonte.
Son nom vient du fait que, dans ce mode de cuisson, le miso est disposé en dôme dans la marmite en forme de dote (qui
signifie « digue
doteyaki ne contient pratiquement que des tendons de bœuf.
Ces morceaux de viande nerveuse sont précuits pour enlever l'excès de gras, coupés en morceaux et enfilés sur des brochettes. On ajoute du miso (principalement du miso blanc), du mirin (saké de cuisine doux) et du bouillon, puis on laisse mijoter pour obtenir ce plat.
La texture tendre de la viande braisée, légèrement nerveuse, est irrésistible, et la sauce au miso blanc, modérément sucrée, lui confère une saveur riche et profonde.
Certains restaurants proposent du konnyaku (algue kombu) en accompagnement, en plus des tendons de bœuf.
Le doteyaki est réputé comme une spécialité de Shinsekai, au même titre que le kushikatsu, mais un plat du même nom existe également à Nagoya et dans d'autres régions du Tokai.
L'ingrédient principal est le tendon de bœuf, mais la différence réside dans le miso : à Osaka, c'est le miso blanc qui prime, tandis que dans le Tokai, on utilise le célèbre miso Hatcho.
Rôti de calmarイカ焼き
Nous souhaitons vous présenter l'« ikayaki », un plat bien connu des connaisseurs.
Au Japon, « ika-yaki » désigne souvent l'« ika no maru-yaki » (calamar entier grillé), mais à Osaka, il s'agit d'un tout autre mets.
C'est une spécialité proche de l'okonomiyaki, préparée avec des filets de calamar enrobés d'une fine pâte à base de farine.
Ce mets raffiné, typique de la culture culinaire d'Osaka, est cependant rare en dehors de la ville.
Spécialité du sous-sol du grand magasin Hanshin à Umeda, l'
ikayaki est si populaire que de longues files d'attente se forment chaque jour pour y goûter. Sa préparation consiste à pétrir des filets de calamar dans une pâte à base de farine mélangée à du bouillon, puis à les placer entre deux plaques chauffantes spéciales à feu vif et à les cuire simultanément.
L'ikayaki est ensuite nappé d'une sauce aigre-douce épicée pour parfaire le plat.
La texture moelleuse de la pâte et la chair généreuse du calamar sont irrésistibles, et la sauce aigre-douce est très appétissante.
La cuisson ne prend que 30 secondes.
C'est le plat idéal pour un repas rapide et décontracté ou pour accompagner un verre.
La plupart des restaurants proposant ce plat se trouvent dans le centre d'Osaka, et il est devenu un mets de choix pour tous.